Affaire d'une femme violentée par un médecin : des féministes dénoncent une sanction en "inadéquation avec la gravité des faits "
Beaucoup attendaient une sanction à la hauteur du délit. Ce qui n'est pas le cas, selon des organisations de la société civile.
08-Avril-2026
Vague d'indignation après le verdict dans l'affaire du médecin agresseur d'une dame en soins d'accouchement à l'hôpital général de Kinkole.
Le 4 avril dernier, au terme d'un procès en flagrance, le tribunal de grande instance de Kinkole a condamné le Dr David Balanganayi à deux mois de prison avec sursis, pour agression sur Dorcas Moya, une jeune femme à qui il prodiguait des soins d'accouchement.
Cette affaire qui a fait le tour des réseaux sociaux car la scène de la violence a été filmée sur instruction du médecin, a choqué et beaucoup attendaient une sanction à la hauteur du délit. Ce qui n'est pas le cas, selon des organisations de la société civile.
Parmi elles, la Ligue des féministes de la RDC qui estime que la sanction infligée au médecin est en "inadéquation avec la gravité des faits. "
Cette organisation dénonce ainsi la "banalisation persistante des violences faites aux femmes" et regrette que cette décision judiciaire " ne constitue pas un précédent dissuasif".
Les juges avaient-ils tous les outils juridiques à leur portée ? La Ligue des féministes déplore aussi la faiblesse du cadre juridique et judiciaire dans la qualification et la répression des violences obstétricales, appelant au renforcement effectif de l'arsenal juridique en matière de protection des femmes.
Preuve que le jugement a été en faveur du médecin, une scène de liesse des soutiens de David Balanganayi a été constatée le jour du verdict et sur les réseaux sociaux.
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